Maracana : Ibrahim Kéita président de la fédération guinéenne évoque l’organisation de la mara’CAN 2019

Article : Maracana : Ibrahim Kéita président de la fédération guinéenne évoque l’organisation de la mara’CAN 2019
27 septembre 2019

Maracana : Ibrahim Kéita président de la fédération guinéenne évoque l’organisation de la mara’CAN 2019

Le maracana est le véritable foot… ball, le seul jeu de ballon uniquement avec les pieds. Sa plus grande compétition, la mara’CAN se déroule du 23 au 28 septembre à Conakry en Guinée. Elle en est à sa 8ème édition. Keita Ibrahim président de la fédération guinéenne de maracana et, par ailleurs, président du comité d’organisation de la mara’CAN 2019 dévoile son organisation.

Le président du comité d’organisation – crédit : Raissa Yao

Raissa Yao : La Guinée accueille en ce moment la mara’CAN, la plus grande compétition de maracana, qui est un sport d’origine ivoirienne. Depuis quand ce sport existe-t-il dans ce pays ?

Ibrahim Keita : J’ai deux réponses à cette question. Je dirais qu’officiellement le maracana existe depuis 2017 dans sa forme administrative. C’est l’année où une association s’est mise en place et a été reconnue par l’Etat et qui est devenue une  fédération en 2019. Par contre, en termes de jeu, le maracana existe de temps immémorial car depuis que deux petits garçons savent taper dans une boule de chaussette, le maracana se joue dans toutes les rues de Guinée.

RY : La compétition commence à peine, mais dans l’ensemble les participants montrent une certaine satisfaction vis-à-vis de l’organisation. Quelle est la stratégie mise en place ?

IK : Une réussite ! Nous prenons cela comme un encouragement car il reste encore quelques jours importants. Nous considérons cela comme une réussite, si à la fin en partant les joueurs auront ce même sentiment.

D’ores et déjà, nous  pouvons dire que nous avons capitalisé sur les expériences passées. Nous étions à Bamako il y a deux ans et à Abidjan l’année dernière. Nous avons écoutés le ressenti des joueurs et des participants.

Nous essayons dans la mesure du possible de parer aux choses qui ont été un peu défaillantes et de copier les aspects qui se sont bien passés.

Nous avons donc misés sur trois choses essentielles. Déjà, la qualité de l’hébergement donc du confort des joueurs. Le cahier des charges nous demande un hôtel trois étoiles. Nous avons essayé de trouver des quatre et cinq étoiles.

Puis, le plus important c’est la nourriture. Nous avons trouvé le meilleur traiteur du pays pour qu’il n’y ait aucun d’incident. Les gens viennent de pays  différents, d’horizons différents. Les habitudes   alimentaires sont différentes et, même sans erreur de la part des cuisines, il peut y avoir des mécontentements par rapports au type de mets qui sont présentés. Donc nous sommes allés vers un grand traiteur qui nous fait une variété de mets, tel que chacun s’y retrouve plus ou moins.

Et, enfin, les terrains. Nous n’avions pas comme la Côte d’Ivoire deux palais des sports déjà prêts. Il a fallu batailler  pour que nous ayons aujourd’hui deux terrains acceptables et acceptés par l’ensemble de la compétition.

Il faut savoir que la fédération internationale est intransigeante sur la qualité des aires de jeux pour que les compétitions se passent selon les règles fixées par le board du maracana.

RY : Ces dernières années les femmes sont de plus en plus présentes au niveau du football. Le mondial féminin a connu un engouement. En Côte d’Ivoire, les femmes s’investissent de plus en plus au niveau du maracana. Qu’en est-il de la Guinée ?

I.K : Cela va vous étonner peut être. Il y avait des filles lors du premier tournoi que nous avons organisé en lieu de maracana. Ce qui va être un peu difficile, c’est d’avoir des dames de la catégorie senior et super senior, qui sont pour l’instant les deux pratiquées au niveau de la CAN. Mais dans nos tournois normaux, la catégorie junior (18-34 ans) il y a des filles qui jouent et qui jouent bien.

Elles ne demandent qu’à se voir organiser des compétions pour s’améliorer et maitriser mieux les règles du maracana et entrer dans des tournois qui décerneraient des récompenses. Et là nous sommes prêts à le faire. Quand nous commençons au niveau national à renter dans le championnat, je peux vous promettre que les femmes et les filles seront notre centre d’intérêt pour que cela constitue pour elles  aussi des débouchées en tant qu’encadreur. Plus tard en tant que dirigeante aussi. Parce que le maracana c’est aussi une école où l’on apprend à  vivre ensemble. On apprend à être utile à sa communauté et donc il faut donner cette occasion aux jeunes filles aussi.

RY : Votre mot de fin ? 

 I.K : Il ne me reste qu’à vous remercier de l’intérêt que vous portez à notre discipline, à notre pays et à notre compétition. A vous encourager à profiter de toutes les potentialités, de toutes les ressources que la Guinée offre pendant votre séjour. Pour le reste nous sommes là pour nous occuper et veiller à ce que tout se passe bien… Merci encore, et profitez bien de la compétition.

 

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