En ce 18 décembre, l’on célèbre les migrants. Pour cette année 2018  la célébration internationale des migrants intervient  exactement une semaine  après l’adoption du pacte mondial pour les migrations validé le 10 décembre dernier à Marrakech. C’est un  document comprenant 23 objectifs dont l’intention est d’assurer dans le monde des migrations  sûres, régulières et ordonnées.

interview de Nasser Bourita à Marrakech

L’organisation des nations unies définit comme migrants « toute personne qui a résidé dans un pays étranger pendant plus d’une année, quelles que soient les causes, volontaires ou involontaires, du mouvement, et quels que soient les moyens, réguliers ou irréguliers, utilisés pour migrer ». Elle appelle également migrants mais de « courte durée » les personnes comme les travailleurs agricoles saisonniers qui se déplacent à l’époque des semences ou des récoltes.

Ces migrants arrivent souvent dans des pays d’accueil de manière irrégulière. Souventes fois leurs droits sont bafoués. Pire, ils subissent des traitements inhumains.

Migrants, des victimes à protéger

Concernant ces traitements monstrueux envers les migrants, Nasser Bourita  le chef de la diplomatie Marocaine avait déclaré lors d’une rencontre avec les panafricaines : « …Le migrant est une victime, le migrant n’est pas un criminel, le migrant  doit être traité  par rapport à son humanité, pas par rapport à son origine, pas par rapport à sa couleur, pas par rapport au réseau qu’il a utilisé. »

J’essaie depuis le 10 décembre dernier date d’adoption  du pacte mondial pour les migrations de m’imaginer  ce que serait désormais la migration dans le monde mais surtout pour les migrants. Ce pacte devrait faciliter la tâche aux migrants mais également le protéger. Ce document  prévoit donc  entre autre de :

-S’attaquer aux facteurs de vulnérabilité liées aux migrations et les réduire.

– prévenir, combattre et éliminer la traite de personnes dans le cadre des migrations internationales

-Lutter contre les facteurs négatifs et les problèmes structurels qui poussent des personnes à quitter leur pays.

 

Assisterons-nous à la fin des stéréotypes, des préjugés les inégalités auxquels faisaient face les migrants dans les pays d’accueil ?

Attendons donc la mise en œuvre du pacte mondial pour les migrations par les pays signataires. On en reparlera le 18 décembre 2019.

Vive la migration nouvelle version ! vive les migrants !