L’ONU Femmes a organisé un séminaire à l’endroit des femmes et hommes de médias. C’était du 15 au 17 novembre 2018 à Grand-Bassam. Objectif : faire un plaidoyer pour l’adoption du projet de loi sur la promotion des droits politiques de la femme dans les assemblées élues. Ces journalistes devraient inciter les décideurs à respecter leurs engagements sur les droits politiques des femmes. Ces hommes et femmes de médias ont été également instruits sur le langage adéquat  à la promotion de l’égalité des sexes.

crédit : Raissa YAO

Le langage est la capacité d’exprimer une pensée et de communiquer au moyen d’un système de signes qui peuvent être vocaux, gestuels ou graphiques. Mais, le langage peut aussi constituer une arme de promotion de l’égalité des sexes pour  les femmes et hommes de médias. Pour une bonne communication dans la lutte contre les stéréotypes et le sexisme, l’utilisation d’un langage adéquat s’impose. Ce langage nouveau contribuera à la valorisation de la femme et celle de ses droits politiques dans les assemblées élues.

Égalité des sexes : un langage nouveau s’impose

Des points à prendre en compte dans la rédaction des articles par les femmes et hommes de médias. La liste n’est pas exhaustive.

1-Ne ne pas utiliser le mot « Homme » pour désigner à la fois des femmes et des hommes

Hommes, parfois avec grand H, est utilisé pour désigner le genre masculin et féminin à la fois. Pour accélérer le changement, ce mot doit être de moins en moins utilisé car il exclut les femmes. Cas pratiques.

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2-Féminiser les titres de fonction

Il est donc important que certains mots soient clairs dans l’esprit des hommes et des femmes. Il faut éviter les désignations génériques de postes au masculin et utiliser une forme féminine, surtout pour les professions où il y a moins de femmes. On pourrait simplement utiliser le terme « madame la préfète » au lieu de « madame le préfet ».

3- Utiliser un pronom neutre

L’utilisation de certains pronoms pour faire référence aux hommes et aux femmes de manière égale peut permettre de lutter contre les stéréotypes liés au sexe. Il s’agit des pronoms indéfinis comme : on, personne, quiconque, n’importe qui, tout le monde.

Chers lecteurs; contribuez également à briser les stéréotypes et clichés véhiculés à l’endroit des femmes en utilisant ce langage nouveau.