C’est le grand jour. La Côte d’Ivoire a un an de plus.7 Août 1960- 7 Aout 2016, 56 ans  d’indépendance.

Depuis le lundi, Abidjan et plusieurs autres villes de l’intérieur du pays arborent les couleurs du drapeau.

Dans quelques heures, tous nous nous mettrons en orange, blanc et vert pour montrer que nous sommes fiers d’être des citoyens libres ou encore « fier d’être bon ivoirien » comme on aime bien le dire. D’ailleurs je crois que c’est la marque d’une ligne de vêtement.

Mais 56 ans ce n’est pas rien dans l’histoire d’une personne, je dirais même que c’est l’aboutissement de toute une vie.

Ça aurait été une personne que la Côte d’Ivoire serait certainement a 4 ans de la retraite, bon selon le décret de 2012. Sinon elle le serait depuis un an déjà.

En effet, Dans le but de combler le déficit financier cumulé par la branche retraite de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale  (CNPS) depuis 2004 qui s’élevait 110 milliards de FCFA, somme qui pourrait augmenter au fil du temps, l’Etat ivoirien pour limiter les dégâts a décidé de l’ «  augmentation de l’âge de départ, qui passe de 55 à 60 ans conformément a la mesure gouvernementale prise en 2008 »

N’eut été ce décret pris, l’âge de la retraite serait toujours 55 ans. A ce stade, on estime qu’une personne a acquiert des expériences, a construit sa vie, la vie de ses descendants et attend de vivre une retraite paisible.

Bref, revenons à notre chère patrie et ce qu’on pourrait faire comme bilan pour ses 56 ans ?

Je vais vous épargner les gros bilans et juste vous faire un récapitulatif du trimestre qui vient de s’écouler. Vous en ferez votre propre appréciation.

Début avril, l’on fait face à une grogne sociale qui est plus accrue sur les réseaux sociaux où les ivoiriens s’expriment librement.

Face à ce mouvement sur internet, le porte-parole du gouvernement n’a pas trouvé une meilleure formule que de réduire ces internautes  à seulement « 200 activistes » d’où le phénomène des « #200 ».

Cette grogne a été suscitée par une série d’augmentation sur les factures et denrées alimentaires, en gros la cherté de la vie.

Quelques semaines plus tard, en juin, alors que l’on croyait être sorti de l’auberge avec le discours prononcé le 1er Mai, jour de la célébration de la fête du travail, par  Président de la République  qui intimait l’ordre à la CIE de faire un réajustement tarifaire, la facture suivante pouvait couper le souffle.

C’était quasiment le double des factures qui avaient suscitées la grogne sans oublier que deux semaines après une autre facture était distribuée.  Étonnant vu que les factures venaient tous les deux mois.

C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Elle a entraîné la vague de manifestation dans différentes villes du pays : Yamoussoukro, Tiassale, Daloa et Bouake où il y a même  eu des morts. Certainement parce que c’était le bastion de la rébellion que le pays a connu en 2002.

Et depuis, cette ville a décidé de présenter ses excuses au « PRADO »

pour avoir manifesté contre la vie chère. La cérémonie a eu lieu il y a deux jours. Elle n’est pas belle la Côte d’Ivoire.

Pour ne pas déroger à la règle le Président s’est adressé  il  y a quelques heures à la nation . Est-ce que les ivoiriens attendaient  ce discours, je ne saurais vous le dire. Une chose est sûre, ce férié d’indépendance est le bienvenu.J’irai  à la plage avec l’Union Nationale des Bloggeurs de Côte d’Ivoire (UNBCI) pour  une journée détente où on pourra discuter de l’avenir du pays. La révèle c’est bien nous. Les promesses de politiciens, ça suffit!

A l’année prochaine pour les 57 ans.

Vive l’indépendance, vive la « nation » ivoirienne.

#Go unbci,